Mes premiers pas dans l’entretien de mon VTT

Jamais je n’aurais pensé à entreprendre moi-même l’entretien de mon quad. Toutefois, après deux visites chez le concessionnaire pour des changements d’huile, avec tout le tracas que cela implique, je me suis dit que j’épargnerais temps et argent en le faisant à la maison. Cette hypothèse a fini par être vraie, mais certainement pas à ma première fois…  À ceux qui hésitent à tenter l’expérience, vous ne pourrez pas faire pire. À ceux qui sont déjà habiles en mécanique, vous pourrez rire un peu  🙂

La situation …

L’apprentie mécanicienne:  Femme dans la 50aine pour qui faire de la mécanique se résume à vérifier le niveau d’huile de son véhicule et remplir le réservoir de lave-glace.

La machine:  Can Am Outlander 500 2017

Les assistants:  Les tutoriels de YouTube

Après une semaine à visionner des 10aines de vidéos sur la façon de procéder, je me sens prête.  Pleine de confiance, je vais me procurer un kit de changement d’huile chez le concessionnaire, quelques outils chez Canadian Tire et je m’installe au garage.  Première étape : le démontage de la carrosserie.

Ça part mal…  J’ai beaucoup de difficulté à défaire le puzzle de toutes ces pièces qui s’emboîtent et se défont dans un ordre très précis.  Pour enlever un morceau, il faut en défaire trois !

 

Retour sur YouTube pour en savoir plus…

 

J’ai peur de briser les plastiques à force de les plier et je m’écorche toutes les jointures au passage, mais je fini par enlever un côté.  Maintenant, je m’attaque au marchepied.  Ça l’air vraiment facile dans les vidéos, mais torbinouche que c’est pas ça dans la vraie vie !  J’ai enlevé toutes les vis, il est totalement défait mais j’ai beau le secouer, le tourner, lui faire des menaces, il refuse de sortir.

 

Retour sur YouTube pour en savoir plus…  rendu là, il devrait sortir en tirant dessus.

 

Sondage – Quel type de quad conduisez-vous ?

Je tire, je sacre un peu, je commence à perdre patience.  Je cherche dans le garage quelque chose pour m’aider et mon regard tombe sur la scie va-et-vient puis sur la scie sauteuse.  Hummm…  Finalement mon choix se porte sur le pied-de-biche  : c’est une réussite !

Et ça continue…

Je suis maintenant à l’étape de la vidange.  Je constate que ce n’est pas si haut que ça un VTT quand on veut se glisser en dessous… Après plusieurs changements de box pour trouver la bonne grandeur, enfin je vais procéder.  Victoire, l’huile coule dans mon super réceptacle tout neuf!  Sauf que le bouchon n’est pas complètement dévissé, alors je me dépêche de finir de l’enlever.  La maudite huile en profite pour me couler dans les mains, et elle prend le chemin le plus facile pour aller au sol:  mon bras.  J’en ai jusqu’à l’épaule quand j’entend enfin le “plouc” du bouchon qui tombe dans mon bac, suivi une fraction de seconde plus tard par le “plouc” de mon beau ratchet tout neuf qui va le rejoindre. Bon bien il ne rouillera pas !

Après m’être épongée, je m’attaque au filtre à l’huile.  C’est là que je me rends compte que je n’avais pas besoin d’enlever mon marchepied pour l’atteindre.  Tâboire de tâboire,  j’ai défait ça pour RIEN !!!   Je maudis les tutos de YouTube qui disaient le contraire et je descends les saints du ciel pendant un moment, ça fait du bien !

Après une petite pause, je retire le couvercle du filtre à huile.  Si je n’avais pas échappé une vis, cette étape aurait été facile. Pas de danger qu’elle tombe par terre… non monsieur, elle est tombée à quelque part dans le châssis du VTT.  J’enlève le vieux filtre et je place le nouveau dans le couvercle.  Comme une pro, je me prépare à mettre un peu d’huile sur la partie caoutchouc, j’avais déjà vu ça quelque part.  Je tire sur mon bac à l’huile pour le retirer de sous le VTT avec un petit dégât au passage et bien sûr, mon nouveau filtre se détache du couvercle pour aller lui aussi faire “plouc” dans le bac pour rejoindre le ratchet et le bouchon de vidange. Zut. Bon, il est huilé je crois…

Je cherche la vis du couvercle pendant un bon 20 minutes avant de la retrouver et remonter le tout avec succès.  Ensuite, je vais à la pêche au ratchet dans le bain d’huile et finit par remettre le bouchon de vidange en place.  Il ne reste qu’à remplir le réservoir.

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Finalement…

Rendue à cette étape, j’aurais bien dû me douter qu’il n’y en aurait pas de facile.  Puisque je n’ai pas d’entonnoir, j’essaie de bien viser le minuscule trou de la baguette à l’huile.  J’y arrive mais ça coule mal et ça déborde beaucoup. Dire que je voulais faire attention pour ne pas mettre d’huile sur le plancher du garage. C’est définitivement raté.

Je démarre le moteur et j’ajuste ensuite le niveau d’huile.  J’ai terminé, mon changement d’huile est fait.  Je suis sale, huilée partout, les jointures écorchées et le dos en compote et pourtant je rayonne de fierté.  Puis, je regarde la carrosserie qui reste à remonter.  Demain me dis-je.

Depuis cette première, je me suis beaucoup améliorée.  Sans pavoiser, on peut dire que faire le changement d’huile de mon VTT ne me pose plus de problème.  J’ai par la suite entrepris d’autres entretiens comme le graissage ou le changement de courroie, toujours  avec les mêmes difficultés au départ, mais j’ai réussi.

Vous n’y connaissez rien et vous avez des craintes d’entreprendre vos entretiens vous-même?  Lancez-vous, vous ne pourrez pas faire pire que moi !