S.V.P. Ramassez vos déchets!

Dernièrement, j’effectuais ma première randonnée printanière depuis la fonte des neiges. Cette sortie à bord d’un nouveau véhicule d’essai, mis à la disposition de l’équipe d’INFOQUAD, a été détournée vers un fléau sans cesse grandissant. Même si je m’efforçais à me concentrer sur le quad que j’avais entre les mains pour vous rendre un verdict juste et objectif, mon attention était constamment déviée vers les nombreux déchets qui jonchaient le sol aux abords du sentier.

Cette triste constatation m’a porté à me questionner sur le respect de certains quadistes envers l’environnement qui nous entoure. Soyez sans crainte, je ne suis pas dupe et je suis conscient que ce comportement n’est pas généralisé et qu’il ne concerne qu’une minorité d’utilisateurs. Cependant, il est véridique de mentionner qu’il affecte le paysage bucolique auquel nous nous attendons lors de la pratique du quad.

La forêt est le milieu de vie naturel des animaux sauvages.

Soyons conscients d’une chose, nous sommes considérés comme des invités lorsque nous circulons en forêt. Les animaux sauvages y ont créé leur habitat et il est de notre devoir d’agir de façon responsable. À juste titre, lorsque nous recevons des invités à notre demeure pour une quelconque raison, nous espérons qu’ils auront une ligne de conduite en matière de propreté. Dans le cas contraire, bon nombre d’entre nous auront le réflexe de rayer ces malotrus de notre liste d’invités. Ces goujats n’auront certainement plus le loisir de souiller les lieux qui nous appartiennent.

Dans le même ordre d’idée, pourquoi devrions-nous tolérer que nos forêts et notre nature soient polluées de déchets de toutes sortes ? Il est sensé de laisser cet écosystème le plus immaculé possible. Les animaux qui y vivent n’ont pas le pouvoir d’expulser les souillons, mais nous devons respecter cet endroit qui leur appartient de plein droit.

Le droit des propriétaires fonciers.

À moins de circuler sur ses propres terres, en majorité, nous circulons sur des portions de terres appartenant à une tierce personne. Cet individu a droit à une civilité de la part des utilisateurs en matière de propreté. Il ne voudra pas retrouver des matières qui jonchent le sol de part et d’autre de son lot de terre.

Imaginez si l’un de vos déchets se retrouvait dans le pâturage où un fermier laisse brouter son troupeau bovin. L’absorption d’une matière étrangère par une de ses vaches pourrait causer de grave problème de santé et même la mort. Mis à part la perte d’un être vivant, une perte financière serait absorbée par cet entrepreneur ayant candidement voulu céder une portion de son terrain pour la circulation des véhicules hors-route. Il aura certainement le désir de révoquer ce privilège aux quadistes, sans équivoque.

J’ai déjà été témoin également par le passé, d’un producteur de légumes, s’étant fait refuser un lot de carotte, car son acheteur y avait retrouvé un bouchon de pinte d’huile dans sa livraison. L’histoire n’a pas confirmé hors de tout doute si la provenance de ce déchet était due par un des adeptes qui passait sur son lot de terre, mais la résultante a été que le club a dû relocaliser son sentier l’année suivante hors de sa propriété. C’est désolant de voir qu’il y a eu négligence et que le club a dû débourser des milliers de dollars dans cette histoire.

Alors, ramenez vos déchets!

Il ne faut pas faire partie du problème, mais plutôt de la solution. Pour ma part, si pour une raison ou une autre, j’ai eu la capacité de transporter des bagages et de la nourriture lorsque je circule en sentier, j’ai encore la capacité de les emporter lors du retour. C’est aussi simple que ça!

Pour être bien certain, apportez-vous un sac de vidanges lors de vos randonnées pour y déposer vos déchets et peut-être même ceux de vos compagnons. Soyez un modèle pour vos amis et votre famille. Éduquez-les en leur montrant les avantages de maintenir notre nature propre et la plus immaculée possible.

N’oubliez pas que la majorité des déchets retrouvés aux abords des sentiers ne sont pas biodégradables. Ils sont une nuisance pour tous et une tache sur notre dossier. Nous devons minimiser les empreintes écologiques relatives à nos activités motorisées pour sa survie. Les détracteurs de notre activité voudront se servir de cet argument pour nous nuire tôt ou tard. Ne leur rendons pas la vie facile à ce point. C’est un non-sens!

Ceux et celles qui mettent en péril notre si belle activité, trouvez-vous un autre passe-temps, car nous ne voulons plus de vous dans notre structure. C’est peut-être brutal au premier égard, mais cela reflète ma façon de voir la situation. S’il y a des récalcitrants à rentrer dans les rangs malgré que nous soyons indulgents et que nous essayons par tous les moyens de leur prodiguer les bonnes conduites, nous leur suggérons de se trouver une autre activité qui ne mettra pas en péril la nôtre.

Même si cela peut paraître offensant, je crois sincèrement que ma réflexion aura des échos partout, car la Fédération Québécoise des Clubs Quad et ses clubs membres, en ont sûrement assez également de ces actes de mauvaises conduites.

Que pouvons-nous faire?

Notre rédacteur en chef, Denis Lavoie, met en pratique de bonnes habitudes pour préserver notre environnement

Votre magazine INFOQUAD a décidé de faire sa part pour renverser la vapeur. Lors de nos randonnées, nous nous engageons à ramener nos déchets personnels et quelques autres que nous allons retrouver sur notre passage. De cette façon, nous allons contrecarrer petit à petit les effets de certains pollueurs de nos beaux et grands espaces.

Si cette initiative vous intéresse également, n’hésitez pas à mettre l’épaule à la roue en prévoyant un espace sur votre quad et un sac de poubelle prévu à cet effet. Collectivement, nous allons nettoyer nos sentiers et rendre la nature belle et propre pour nous et les générations futures.

N’est-ce pas un beau projet qui nous rendra fiers d’être des quadistes responsables? N’hésitez pas à partager des photos sur les réseaux sociaux de vos belles actions pour inciter d’autres gens comme nous à en faire autant. C’est dans un effort commun que nous allons y arriver.

En conclusion, sans avoir voulu être moralisateur, j’espère avoir amorcé une prise de conscience pour plusieurs adeptes. Nos gestes ont des répercussions beaucoup plus sévères parfois que nous l’imaginons. Il s’agit tout simplement d’en être conscient!